Samedi 16 septembre 2006
La brise sévère (c’est vert)
Une grenouille
Une grenouille émeraude
Une minuscule grenouille émeraude
Au bord de cette mare
Cette immense mare
Cette immense mare tapissée de nénuphars
De feuillage, d’herbes folles, de nature
Douce ivresse de vert
Douce caresse d’hiver
Se présente soudain une forte brise
Une brise gelée
Une brise-glace
Qui vient courir à travers les roseaux
A travers des forêts de roseaux
Sans un seul chêne à l’horizon
Sans même pouvoir s’abreuver à la fontaine
Tout s’agite alors sur cette verte peinture
Mais rien ne s’échappe
Rien ne sort du cadre
Même si la grenouille en bafouille
Ou si la mare en a marre
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